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        <h1>&Eacute;changes commerciaux entre les pays europ&eacute;en</h1>
        <h4>par marionhardjani | etudier.com</h4>
        SOMMAIRE<br />
<br />
	Introduction	2<br />
		I.	Le commerce intra-r&eacute;gional	4<br />
		1.	Apparition des premi&egrave;res formes de commerce intra-r&eacute;gional	4<br />
		2.	Les principaux ACR	5<br />
		3.	Particularismes et diff&eacute;rences entre ACR	5<br />
		4.	L&rsquo;&eacute;quilibre du commerce r&eacute;gional/international	5<br />
		5.	Quelques impacts du commerce intra-r&eacute;gional sur le commerce international :	5<br />
		II.	Le cas de L&rsquo;Europe	5<br />
		1.	Conform&eacute;ment aux souhaits de ses promoteurs, l&rsquo;int&eacute;gration europ&eacute;enne s&rsquo;est faite &agrave; &laquo;&nbsp;petits pas&nbsp;&raquo;	5<br />
		2.	Les &eacute;changes au sein de l&rsquo;Union europ&eacute;enne	5<br />
		3.	Les cons&eacute;quences &eacute;conomiques des &eacute;changes commerciaux entre les pays Europ&eacute;en	5<br />
	Conclusion	5<br />
<br />
Introduction<br />
<br />
En r&eacute;ponse &agrave; la perte d'autonomie nationale, de plus en plus de nations ont d&eacute;cid&eacute; de se lancer dans des processus d'int&eacute;gration r&eacute;gionale plus ou moins avanc&eacute;s. Cette  tendance d&rsquo;int&eacute;gration r&eacute;gionale dans la plupart des pays a favoris&eacute; l&rsquo;apparition du commerce intra r&eacute;gional.  En effet, les &eacute;changes, plus particuli&egrave;rement entre les pays de la m&ecirc;me r&eacute;gion ou zone &eacute;conomique, se sont multipli&eacute;s.<br />
De m&ecirc;me, nous pouvons remarquer que  l'unification des march&eacute;s europ&eacute;ens semble servir de r&eacute;f&eacute;rence m&ecirc;me si les autres accords n'ont pas pour ambition d'aboutir &agrave; une union &eacute;conomique et mon&eacute;taire. Ainsi, si au d&eacute;but des ann&eacute;es 90 n&rsquo;&eacute;tait sign&eacute; qu&rsquo;un peu plus de 20 accords r&eacute;gionaux, ce chiffre est pass&eacute; &agrave; plus de 130 en 1995 et plus de 250 en 2009.<br />
On peut alors se demander ce que repr&eacute;sente r&eacute;ellement le commerce intra r&eacute;gional au niveau mondial eteurop&eacute;en? De plus, le commerce intra-r&eacute;gional ne nuit-il pas &agrave; l&rsquo;essor du commerce international&nbsp;?<br />
Aussi convient-il d&rsquo;analyser dans une premi&egrave;re partie le commerce intra r&eacute;gional et les Accords Commerciaux R&eacute;gionaux, puis dans une seconde partie l&rsquo;exemple de l&rsquo;Europe, principal accord r&eacute;gional au monde.<br />
<br />
   * <br />
<br />
 Qu'est-ce que le commerce intra-r&eacute;gional?<br />
<br />
Les accords commerciaux r&eacute;gionaux (ACR) sont devenus ces derni&egrave;res ann&eacute;es un &eacute;l&eacute;ment dominant du syst&egrave;me commercial multilat&eacute;ral.<br />
L&rsquo;expansion du commerce intra-r&eacute;gional remplace dans une large mesure l&rsquo;ancien &laquo;commerce national&raquo;, c&rsquo;est-&agrave;-dire le commerce entre les provinces ou les &Eacute;tats d&rsquo;un m&ecirc;me pays, ce qui ne constitue pas un d&eacute;tournement d&rsquo;importations ou d&rsquo;exportations de produits (qui auraient sinon &eacute;t&eacute; achet&eacute;s ou vendus &agrave; des pays ext&eacute;rieurs &agrave; la r&eacute;gion). La plupart des analyses des accords de libre-&eacute;change  (notamment de l&rsquo;Union europ&eacute;enne) montre qu&rsquo;il se cr&eacute;e davantage de nouveaux courants d&rsquo;&eacute;changes qu&rsquo;il ne s&rsquo;en d&eacute;tourne. L&rsquo;am&eacute;lioration des services de transport et l&rsquo;abaissement de leur co&ucirc;t au niveau r&eacute;gional, devant &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;s &agrave; la fois comme une cons&eacute;quence et un &eacute;l&eacute;ment de la mondialisation. De plus, les accords commerciaux r&eacute;gionaux (ACR) sont devenus, ces derni&egrave;res ann&eacute;es, un &eacute;l&eacute;ment dominant du syst&egrave;me commercial multilat&eacute;ral.<br />
Ainsi, les ACR r&eacute;cents, et pas exclusivement ceux conclus entre les pays les plus d&eacute;velopp&eacute;s, vont g&eacute;n&eacute;ralement bien au-del&agrave; de la r&eacute;duction des droits de douane. Ils pr&eacute;voientdes r&egrave;glements de plus en plus complexes applicables aux &eacute;changes (par exemple en ce qui concerne les normes, les mesures de sauvegarde, l'administration douani&egrave;re, etc.) et incluent souvent la mise en place d'un cadre r&eacute;glementaire pr&eacute;f&eacute;rentiel pour le commerce de services mutuels. Les ACR les plus complexes vont au-del&agrave; de m&eacute;canismes de politiques commerciales traditionnelles et comprennent des r&egrave;gles r&eacute;gionales portant sur l'investissement, la concurrence, l'environnement et le travail. L'exemple le plus aboutie &eacute;tant bien &eacute;videmment l'Europe.<br />
<br />
Le commerce intra-r&eacute;gional <br />
Apparition des premi&egrave;res formes de commerce intra-r&eacute;gional<br />
<br />
Si le premier accord d&rsquo;envergure (de l&rsquo;apr&egrave;s-seconde-guerre) remonte &agrave; 1957, avec le trait&eacute; de Rome entre six pays europ&eacute;ens, le ph&eacute;nom&egrave;ne prend toute son ampleur un peu plus tard et en deux vagues successives. <br />
La premi&egrave;re vague culmine au milieu des ann&eacute;es 1970, du fait notamment de la CEE qui multiplie les accords bilat&eacute;raux avec les autres pays europ&eacute;ens et les pays m&eacute;diterran&eacute;ens. <br />
La seconde vague s&rsquo;amorce au tournant des ann&eacute;es 1990 avec notamment : <br />
   * Groupe andin (1987)<br />
   * Mercosur (1991)<br />
   * L'entr&eacute;e progressive des pays de l&rsquo;ASEAN dans une zone de libre-&eacute;change (1991)<br />
   * ALENA (1994).<br />
 Ainsi, sur les quelques deux-cent cinquante accords commerciaux r&eacute;gionaux enregistr&eacute;s depuis l&rsquo;accord du GATT en 1947, la moiti&eacute; l&rsquo;ont &eacute;t&eacute; depuis la cr&eacute;ation de l&rsquo;Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1994. La grande diff&eacute;rence entrel&rsquo;engouement r&eacute;gionaliste des ann&eacute;es 1960-70 et l'essor observ&eacute; aujourd&rsquo;hui s&rsquo;explique largement par le spectaculaire ralliement des &Eacute;tats-Unis aux th&egrave;ses r&eacute;gionalistes. En effet, les &Eacute;tats-Unis renouent avec une certaine tradition historique en participant &agrave; des accords d&rsquo;int&eacute;gration qui n&rsquo;ont pas toujours de composante r&eacute;gionale (exemple de l'ALE avec Isra&euml;l, 1985). Le virage majeur, op&eacute;r&eacute; avec l&rsquo;ALE pass&eacute; entre les &Eacute;tats-Unis et le Canada et qui s'est produit en 1988, est confirm&eacute; avec l&rsquo;ALENA, (&Eacute;tats-Unis, Canada, Mexique), entr&eacute; en vigueur en 1994. Cette attitude et ce regain de r&eacute;gionalisme peuvent en partie s&rsquo;expliquer par une certaine &laquo; d&eacute;sillusion &raquo; vis-&agrave;-vis des n&eacute;gociations multilat&eacute;rales (internationales), de plus en plus longues et complexes. Ils proviennent &eacute;galement de la progressive reconnaissance des &laquo; bienfaits &raquo; du r&eacute;gionalisme, apr&egrave;s le constat sur le r&ocirc;le d&rsquo;acc&eacute;l&eacute;rateur des &eacute;changes jou&eacute; par la Communaut&eacute; europ&eacute;enne. <br />
Plus pr&eacute;cis&eacute;ment, les Membres de l'OMC (et les parties ant&eacute;rieurement contractantes au GATT) sont tenus d&rsquo;enregistrer les accords commerciaux r&eacute;gionaux auxquels ils participent.  Presque tous les Membres de l'OMC ont notifi&eacute; leur participation &agrave; un ACR au moins (certains Membres sont partie &agrave; vingt ACR voire plus). Les notifications ne concernent pas que l&rsquo;enregistrement d&rsquo;un ACR, mais peuvent aussi concerner l'accession de nouvelles parties &agrave; un accord qui existe d&eacute;j&agrave;, par exemple la notification de l'adh&eacute;sion de la Bulgarie et de la Roumanie &agrave;l'Union douani&egrave;re europ&eacute;enne.<br />
En outre, la forte augmentation du nombre d'ACR n'a pas discontinu&eacute; depuis le d&eacute;but des ann&eacute;es 90. Quelque 254 ACR ont &eacute;t&eacute; notifi&eacute;s au GATT, ou plus tard &agrave; l'OMC, jusqu'en d&eacute;cembre 2008. Sur ces ACR, 324 notifications ont &eacute;t&eacute; effectu&eacute;es au titre de l'article XXIV du GATT de 1947 ou du GATT de 1994, 29 au titre de la Clause d'habilitation et 68 au titre de l'article V de l'AGCS. <br />
 De plus, si l'on compte les ACR qui sont en vigueur mais n'ont pas &eacute;t&eacute; notifi&eacute;s, ceux qui ont &eacute;t&eacute; sign&eacute;s mais ne sont pas encore entr&eacute;s en vigueur, ceux qui sont en cours de n&eacute;gociation et ceux qui sont &agrave; l'&eacute;tat de proposition, on arrive &agrave; un chiffre de pr&egrave;s de 400 accords qui seront en vigueur au total avant la fin 2010. Sur ces ACR, les accords de libre-&eacute;change (ALE) et les accords de port&eacute;e partielle repr&eacute;sentent plus de 90 pour cent et les unions douani&egrave;res moins de 10 pour cent.<br />
De 1948 &agrave; 1994, le GATT a re&ccedil;u 124 notifications concernant des accords commerciaux r&eacute;gionaux (dans le domaine du commerce des marchandises) et, depuis la cr&eacute;ation de l&rsquo;OMC en 1995, plus de 130 accords additionnels couvrant le commerce des marchandises ou des services ont &eacute;t&eacute; notifi&eacute;s.<br />
<br />
Les principaux ACR<br />
<br />
Apr&egrave;s une croissance spectaculaire au cours des trois derni&egrave;res d&eacute;cennies, plus de 60 % des &eacute;changes mondiaux sont r&eacute;alis&eacute;s &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur d&rsquo;accords r&eacute;gionaux. Cependant, une part importante est le fruit des quatre principales zones de pr&eacute;f&eacute;rences :<br />
   * l&rsquo;Union europ&eacute;enne<br />
   * l&rsquo;ALENA<br />
   *l&rsquo;ASEAN<br />
   * le Mercosur<br />
 Les grandes zones de pr&eacute;f&eacute;rences participent d&rsquo;autant plus au commerce mondial qu&rsquo;elles &eacute;changent d&eacute;j&agrave; beaucoup en leur sein. Or, les &eacute;changes intra-zones tendent &agrave; s&rsquo;accro&icirc;tre, m&ecirc;me si la stagnation europ&eacute;enne dans les ann&eacute;es 1990 fait figure d&rsquo;exception. Ce dernier s&rsquo;explique en partie par des effets de change entre les monnaies europ&eacute;ennes et le dollar. Cette double ouverture (intra et extra-r&eacute;gionale) est surtout vraie pour l&rsquo;ALENA, l&rsquo;Union europ&eacute;enne et l&rsquo;ASEAN. La part du commerce mondial qui n&rsquo;implique pas un de ces trois grands accords commerciaux ne repr&eacute;sente que 16 % du commerce mondial.<br />
<br />
   * <br />
Particularismes et diff&eacute;rences entre ACR<br />
<br />
Hormis l&rsquo;Union europ&eacute;enne et l&rsquo;ALENA, dont plus de la moiti&eacute; des &eacute;changes sont internes et se partagent entre les membres de l&rsquo;accord, la plupart des zones de libre-&eacute;change ne concerne qu&rsquo;une fraction limit&eacute;e des &eacute;changes de leurs signataires. Les accords entre pays en d&eacute;veloppement sont largement frein&eacute;s en particulier &agrave; cause de l&rsquo;absence de compl&eacute;mentarit&eacute; de leurs &eacute;conomies et &agrave; cause de l&rsquo;&eacute;troitesse des march&eacute;s locaux. Pour l&rsquo;ASEAN et le Mercosur par exemple, les &eacute;changes intra-r&eacute;gionaux n&rsquo;avoisinent que les 20 % des &eacute;changes des pays de la zone. Tout cela est du &agrave; l&rsquo;importance des d&eacute;bouch&eacute;s aux &Eacute;tats-Unis et en Europe. Cette part est encore plus faible pour l&rsquo;essentiel des accords sign&eacute;s en Afrique (environ 10 %) ou au Moyen-Orient (environ 3 %). Pour ces zones r&eacute;gionales faiblement int&eacute;gr&eacute;es &eacute;conomiquement,les gains de cr&eacute;ation d&rsquo;un grand march&eacute; ne sont que potentiels, notamment parce que la lib&eacute;ralisation du commerce entre pays r&eacute;clame plus que l&rsquo;&eacute;limination des barri&egrave;res douani&egrave;res. Une int&eacute;gration plus profonde, comme celle op&eacute;r&eacute;e dans le cadre du march&eacute; unique europ&eacute;en, peut &ecirc;tre le moyen de r&eacute;duire les barri&egrave;res non tarifaires aux &eacute;changes, telles que les diff&eacute;rences de normes. Une am&eacute;lioration du fonctionnement des march&eacute;s domestiques est &eacute;galement souvent n&eacute;cessaire. Dans le cas des pays africains par exemple, le manque d&rsquo;infrastructures de transport, l&rsquo;existence de barri&egrave;res aux &eacute;changes &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur m&ecirc;me des pays repr&eacute;sentent des obstacles de premi&egrave;re importance qu&rsquo;il convient de r&eacute;duire en priorit&eacute;.<br />
<br />
L&rsquo;&eacute;quilibre du commerce r&eacute;gional/international<br />
<br />
L&rsquo;une des questions qui revient le plus fr&eacute;quemment est celle de savoir si ces groupements r&eacute;gionaux renforcent ou entravent le syst&egrave;me commercial multilat&eacute;ral de l&rsquo;OMC.<br />
Les accords commerciaux r&eacute;gionaux semblent &ecirc;tre en contradiction avec le syst&egrave;me commercial multilat&eacute;ral de l'OMC, mais ils peuvent souvent en fait le soutenir. Les accords r&eacute;gionaux ont permis &agrave; des groupes de pays de n&eacute;gocier des r&egrave;gles et des engagements qui vont plus loin que ce qu&rsquo;ils auraient pu alors convenir sur le plan multilat&eacute;ral. Certaines de ces r&egrave;gles ont, quant &agrave; elles, ouvert la voie &agrave; un accord de l'OMC. Les services, la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle, les normes environnementales, ainsi que les politiques en mati&egrave;re d&rsquo;investissement et deconcurrence sont des questions qui ont toutes &eacute;t&eacute; soulev&eacute;es au cours de n&eacute;gociations r&eacute;gionales et qui, par la suite, ont donn&eacute; lieu &agrave; des accords ou sont devenues des th&egrave;mes de discussions &agrave; l'OMC.<br />
Les groupements qui sont importants pour l&rsquo;OMC sont ceux qui &eacute;liminent ou r&eacute;duisent les obstacles au commerce entre les membres. Les accords de l&rsquo;OMC reconnaissent que la conclusion d&rsquo;arrangements r&eacute;gionaux et le renforcement de l&rsquo;int&eacute;gration &eacute;conomique peuvent apporter des avantages aux pays. Ils admettent &eacute;galement que, dans certaines circonstances, les arrangements commerciaux r&eacute;gionaux peuvent nuire aux int&eacute;r&ecirc;ts commerciaux d&rsquo;autres pays. L&rsquo;&eacute;tablissement d&rsquo;une union douani&egrave;re ou d&rsquo;une zone de libre-&eacute;change constituerait normalement une violation du principe de l&rsquo;OMC selon lequel tous les partenaires commerciaux doivent b&eacute;n&eacute;ficier de l&rsquo;&eacute;galit&eacute; de traitement (&ldquo;traitement de la nation la plus favoris&eacute;e&rdquo; = NPF). Toutefois, en vertu de l&rsquo;article 24 du GATT, la conclusion d&rsquo;accords commerciaux r&eacute;gionaux constitue une exception sp&eacute;ciale &agrave; cette r&egrave;gle et elle est autoris&eacute;e &agrave; condition de satisfaire &agrave; certains crit&egrave;res rigoureux.<br />
Ces accords devraient en particulier favoriser la lib&eacute;ralisation des courants d&rsquo;&eacute;change entre les pays participants sans opposer d&rsquo;obstacles au commerce avec le reste du monde. En d&rsquo;autres termes, l&rsquo;int&eacute;gration r&eacute;gionale devrait compl&eacute;ter le syst&egrave;me commercial multilat&eacute;ral et non le mettre en danger.<br />
L&rsquo;article 24 dispose que lors de l&rsquo;&eacute;tablissement d&rsquo;une zone delibre-&eacute;change ou d&rsquo;une union douani&egrave;re, les droits de douane et autres obstacles au commerce doivent &ecirc;tre r&eacute;duits ou &eacute;limin&eacute;s pour l&rsquo;essentiel des &eacute;changes r&eacute;alis&eacute;s dans tous les secteurs du commerce entre les membres du groupement. Les non membres ne devraient pas &ecirc;tre d&eacute;favoris&eacute;s une fois le trait&eacute; appliqu&eacute; &agrave; leurs &eacute;changes, avec les pays du groupement. De plus, le trait&eacute; &eacute;tablit ne devrait pas &ecirc;tre plus rigoureux qu&rsquo;il ne l&rsquo;aurait &eacute;t&eacute; avant l&rsquo;&eacute;tablissement du groupement.<br />
De m&ecirc;me, l&rsquo;article 5 de l&rsquo;Accord g&eacute;n&eacute;ral sur le commerce des services autorise la conclusion d&rsquo;accords d&rsquo;int&eacute;gration &eacute;conomique dans le secteur des services. D&rsquo;autres dispositions des accords de l&rsquo;OMC permettent aux pays en d&eacute;veloppement de participer &agrave; des accords de port&eacute;e r&eacute;gionale ou mondiale qui pr&eacute;voient la r&eacute;duction ou l&rsquo;&eacute;limination des droits de douane et des obstacles non tarifaires dans leurs &eacute;changes mutuels.<br />
Le 6 f&eacute;vrier 1996, le Conseil g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;OMC a &eacute;tabli le Comit&eacute; des accords commerciaux r&eacute;gionaux charg&eacute; d&rsquo;examiner les groupements r&eacute;gionaux et de d&eacute;terminer s&rsquo;ils sont conformes aux r&egrave;gles de l&rsquo;OMC. Le Comit&eacute; a &eacute;galement pour fonction d&rsquo;examiner l&rsquo;incidence que pourraient avoir les arrangements r&eacute;gionaux sur le syst&egrave;me commercial multilat&eacute;ral et les relations qui pourraient exister entre les accords r&eacute;gionaux et multilat&eacute;raux.<br />
<br />
Quelques impacts du commerce intra-r&eacute;gional sur le commerce international : <br />
<br />
   * Des impacts difficiles &agrave; cerner selon Krugman et Viner<br />
Avant l&rsquo;entr&eacute;e en vigueur del&rsquo;ALENA en 1994, Paul Krugman (&quot;La mondialisation n&rsquo;est pas coupable&quot;) s&rsquo;interrogeait sur les cons&eacute;quences de cet accord alors que certains hommes politiques am&eacute;ricains pr&eacute;voyaient la disparition de centaines de millions d&rsquo;emplois. Selon lui, la port&eacute;e de tels accords est limit&eacute;e. En effet les droits de douanes internationaux sont aujourd&rsquo;hui de l&rsquo;ordre de 3 ou 4%, ce qui signifie un faible impact de leur disparition. Dans le cas pr&eacute;cis de l&rsquo;ALENA, l&rsquo;int&eacute;gration du Mexique dans une zone de libre-&eacute;change avec les &Eacute;tats-Unis et le Canada aura surtout comme effet de redonner confiance aux investisseurs financiers en ce pays en proie &agrave; des difficult&eacute;s &eacute;conomiques : une cons&eacute;quence des comportements irrationnels des acteurs financiers n&rsquo;ayant que peu &agrave; voir avec le commerce international.<br />
<br />
En 1950, Jacob Viner (&quot;The Custom Union Issue&quot;) a tent&eacute; de pr&eacute;voir les cons&eacute;quences de la constitution d&rsquo;unions &eacute;conomiques r&eacute;gionales. Elles ont selon lui un double impact sur le commerce international :<br />
<br />
   * Elles sont d&rsquo;abord destructrices de certains flux commerciaux, vu que les partenaires d&rsquo;une m&ecirc;me union &eacute;conomique tendent &agrave; r&eacute;duire leurs importations en provenance des pays tiers. Ce fut par exemple le cas de la Grande-Bretagne vis-&agrave;-vis du Commonwealth suite &agrave; son entr&eacute;e dans l&rsquo;Union europ&eacute;enne. La pr&eacute;f&eacute;rence communautaire (une des clauses de la PAC par exemple) rempla&ccedil;ant alors la &quot;pr&eacute;f&eacute;rence imp&eacute;riale&quot;. Plus r&eacute;cemment l&rsquo;entr&eacute;e des pays d&rsquo;Europe de l&rsquo;Est dans l&rsquo;Union europ&eacute;enne risque de nuire auximportations textiles en provenance du Maghreb.<br />
   * Elles sont d&rsquo;un autre cot&eacute; cr&eacute;atrices de flux. Elles permettent une collaboration, et donc une sp&eacute;cialisation accrue des diff&eacute;rents pays membres qui accro&icirc;t le commerce international. Elles permettent une meilleure entente et une connaissance accrue des partenaires commerciaux qui apporte confiance et facilit&eacute; dans les &eacute;changes (il est par exemple plus ais&eacute; d'organiser un &eacute;change avec les Allemands qu'avec les Chinois). Enfin le d&eacute;veloppement de certains secteurs prot&eacute;g&eacute;s peut finalement se r&eacute;v&eacute;ler profitable pour certaines &eacute;conomies &eacute;trang&egrave;res. La politique agricole commune, bien qu&rsquo;ayant frein&eacute; les importations agricoles am&eacute;ricaines, a toutefois accru les commandes de mat&eacute;riel agricole venant des U.S.A.<br />
Finalement il est difficile de conclure sur le c&ocirc;t&eacute; profitable, ou non, de la constitution d&rsquo;espaces &eacute;conomiques r&eacute;gionaux pour la croissance des volumes d&rsquo;&eacute;changes internationaux.<br />
   * Dangers vis-&agrave;-vis du multilat&eacute;ralisme <br />
Il est enfin &agrave; noter que la constitution d&rsquo;espaces &eacute;conomiques r&eacute;gionaux r&eacute;duit le nombre de n&eacute;gociateurs lors des r&eacute;unions de l&rsquo;OMC (l&rsquo;Union europ&eacute;enne est par exemple repr&eacute;sent&eacute;e en tant que membre de l&rsquo;organisation), ce qui peut faciliter les accords. En permettant le d&eacute;veloppement des &eacute;conomies dans un cadre prot&eacute;g&eacute;, le r&eacute;gionalisme peut &ecirc;tre une &eacute;tape pr&eacute;alable au multilat&eacute;ralisme, permettant &agrave; certains pays de prendre de l&rsquo;assurance. C&rsquo;est ainsi que Mike Moore, ancien pr&eacute;sident de l&rsquo;OMC, d&eacute;claraitque le r&eacute;gionalisme pouvait servir &agrave; compl&eacute;ter et &agrave; promouvoir le multilat&eacute;ralisme, mais qu&rsquo;il ne devait en aucun cas le remplacer. Mais le risque est grand selon lui de voir les &eacute;conomies se refermer sur des zones restreintes de commerce privil&eacute;gi&eacute;, encourageant en retour les autres &eacute;conomies &agrave; faire de m&ecirc;me, spirale n&eacute;gative qui pourrait mener &agrave; une contraction des &eacute;changes mondiaux et du PIB mondial.<br />
L&rsquo;autre danger est une focalisation des ensembles &eacute;conomiques r&eacute;gionaux sur leur comp&eacute;titivit&eacute; face aux autres grandes &eacute;conomies. La recherche syst&eacute;matique de la &laquo; comp&eacute;titivit&eacute; &raquo; sont les sympt&ocirc;mes d&rsquo;un retour des dogmes mercantilistes, de ce que Paul Krugman appelle la &quot;th&eacute;orie pop du commerce international&quot;. Cette mentalit&eacute; qui associe le commerce international &agrave; une comp&eacute;tition o&ugrave; il y aurait des gagnants et des perdants se manifeste r&eacute;guli&egrave;rement dans les discours politiques li&eacute;s &agrave; la constitution de zone de coop&eacute;ration &eacute;conomique : &laquo; il faut faire l&rsquo;Europe pour faire le poids ! &raquo; disent certains. Sur le long terme, la diffusion de ce genre d&rsquo;id&eacute;es pourrait nuire au libre-&eacute;change et donc au commerce international.<br />
<br />
Le cas de L&rsquo;Europe<br />
<br />
Nous allons nous int&eacute;resser tout particuli&egrave;rement au cas du commerce intra r&eacute;gional de l&rsquo;Europe. L&rsquo;Union europ&eacute;enne est la premi&egrave;re puissance &eacute;conomique mondiale en 2008 avec 30,17% du PIB mondial. <br />
<br />
On observe que les &eacute;changes intra-communautaires, c&rsquo;est-&agrave;-dire entre les pays membres de l&rsquo;UE, sont majoritaires&nbsp;: 60 % du commerce des paysEurop&eacute;ens s'effectue au sein de l'UE cela signifie l&rsquo;UE reste avant tout un grand march&eacute; commun de pr&egrave;s de 4 millions de km2 pour 455 millions d&rsquo;habitants<br />
<br />
L&rsquo;Europe est la zone ou le commerce intra r&eacute;gionale est le plus important avec plus de 3000 milliard de $ <br />
<br />
Conform&eacute;ment aux souhaits de ses promoteurs, l&rsquo;int&eacute;gration europ&eacute;enne s&rsquo;est faite &agrave; &laquo;&nbsp;petits pas&nbsp;&raquo;<br />
<br />
En avril 1951, la CECA (Communaut&eacute; Europ&eacute;enne du Charbon et de l&rsquo;Acier), qui est une union douani&egrave;re dans les secteurs charbon et de l&rsquo;acier, unit six pays&nbsp;: l&rsquo;Allemagne, la France, le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas. C&rsquo;est un pas important puisque c&rsquo;est la premi&egrave;re fois que des pays acceptent d&rsquo;abandonner une part de leur souverainet&eacute; entre les mains d&rsquo;une autorit&eacute; supranationale pour r&eacute;partir et g&eacute;rer ce qui, &agrave; l&rsquo;&eacute;poque, est essentiel au fonctionnement &eacute;conomique, &agrave; savoir le charbon et l&rsquo;acier. Cette structure a permis l&rsquo;expansion de la production et les reconversions industrielles.<br />
En mars 1957, la signature du trait&eacute; de Rome par les six membres de la CECA accentue l&rsquo;int&eacute;gration &eacute;conomique de l&rsquo;Europe de l&rsquo;Ouest, avec la cr&eacute;ation de la CEE (Communaut&eacute; Economique Europ&eacute;enne) ainsi que la CEEA, qui concerne l&rsquo;&eacute;nergie atomique. Il s&rsquo;agit ici d&rsquo;instaurer, &agrave; long terme, un march&eacute; commun et une union douani&egrave;re. Le trait&eacute; pr&eacute;voit de supprimer graduellement toutes les entraves aux &eacute;changes intracommunautaires, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse des marchandises, des hommes ou des capitaux. Il s&rsquo;agit donc notamment de supprimer tous lesdroits de douanes, les contingentements1, et toutes les restrictions aux &eacute;changes. La CEE est donc avant tout une zone r&eacute;gionale de libre-&eacute;change, qui par d&eacute;finition, consiste &agrave; diminuer, voire supprimer, tous obstacles aux &eacute;changes internationaux. <br />
Il en r&eacute;sulte une int&eacute;gration &eacute;conomique plus intense des six membres. En effet, le commerce intracommunautaire repr&eacute;sentait 27% des &eacute;changes de la CEE et 12% des &eacute;changes mondiaux &agrave; la fin des ann&eacute;es 1950, alors qu&rsquo;en 1967 il repr&eacute;sentait 52% des &eacute;changes de la CEE et 18% des &eacute;changes mondiaux. Cette union &eacute;conomique semble donc &ecirc;tre un bon d&eacute;but et on arrive en 1968 &agrave; l&rsquo;absence totale d&rsquo;obstacles tarifaires en ce qui concerne le commerce intra-europ&eacute;en.<br />
D&rsquo;autre part, par rapport au reste du monde, la CEE se pr&eacute;sente comme une zone prot&eacute;g&eacute;e par des mesures douani&egrave;res. En effet, il y a des droits de douanes entre les pays tiers et la CEE. Il s&rsquo;agit du tarif ext&eacute;rieur commun (TEC). On se trouve donc dans une union douani&egrave;re puisque les membres d&rsquo;une zone de libre-&eacute;change appliquent un TEC pour les importations en provenance des autres pays que ceux de la zone.<br />
La sp&eacute;cificit&eacute; de la CEE et qu&rsquo;elle met en &oelig;uvre des projets communs dans des domaines &eacute;conomiques d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral. Parmi ces r&eacute;alisations, on compte la PAC (Politique Agricole Commune) en 1962. La PAC participe au processus d&rsquo;int&eacute;gration en instaurant une solidarit&eacute; &eacute;conomique, financi&egrave;re et m&ecirc;me sociale entre les membres. Elle aide &agrave; la modernisation des exploitations agricoles,elle permet une protection effective du march&eacute; europ&eacute;en et dope donc l&rsquo;activit&eacute; agricole.<br />
Petit &agrave; petit, l&rsquo;Europe s&rsquo;agrandit et l&rsquo;adh&eacute;sion de nouveaux membres &eacute;largit la zone d&rsquo;&eacute;changes de la Communaut&eacute;. M&ecirc;me si au d&eacute;but, les &eacute;changes intracommunautaires stagnent (pour diverses raisons, telles que la crise p&eacute;troli&egrave;re et les d&eacute;ficits qui en r&eacute;sultent), les Europ&eacute;ens vont r&eacute;ussir &agrave; trouver de nouveaux d&eacute;bouch&eacute;s. En 1979, un syst&egrave;me mon&eacute;taire europ&eacute;en va se mettre en place (SME).<br />
La troisi&egrave;me r&eacute;alisation communautaire est l&rsquo;Acte unique europ&eacute;en, sign&eacute; par douze pays de l&rsquo;Europe, en 1986. Il pr&eacute;voit notamment la mise en &oelig;uvre d&rsquo;un march&eacute; commun (march&eacute; unique) en 1993&nbsp;: libre circulation des marchandises, des services, des capitaux et des hommes), disparition de fronti&egrave;res physiques, disparition d&rsquo;obstacles non tarifaires aux &eacute;changes et ouverture des march&eacute;s publics aux membres de la Communaut&eacute;. Il s&rsquo;agira l&agrave; de l&rsquo;objectif principal de la CEE. L&rsquo;int&eacute;gration est alors relanc&eacute;e et les &eacute;changes intra-zones repr&eacute;sentent 65% des &eacute;changes des pays membres.<br />
L&rsquo;int&eacute;gration europ&eacute;enne se poursuit avec le trait&eacute; de Maastricht en 1992 qui instaure l&rsquo;Union europ&eacute;enne et pr&eacute;voit une union mon&eacute;taire, une coop&eacute;ration politique et juridique plus intense.<br />
En 1994, l&rsquo;Espace &eacute;conomique europ&eacute;en associe l&rsquo;UE et l&rsquo;AELE (sauf la Suisse) dans une vaste zone de libre-&eacute;change dont l&rsquo;objectif est de devenir un v&eacute;ritable march&eacute; int&eacute;gr&eacute;.<br />
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En r&eacute;sum&eacute;, l&rsquo;UE est un regroupement de diff&eacute;rentes formes d&rsquo;accords&nbsp;:Il s&rsquo;agit d&rsquo;une zone de libre-&eacute;change (les accords pr&eacute;voient l&rsquo;abolition des droits de douane et des barri&egrave;res non tarifaires entre les pays membres), une union douani&egrave;re (c&rsquo;est une zone de libre-&eacute;change accompagn&eacute;e d&rsquo;un tarif ext&eacute;rieur douanier commun vis-&agrave;-vis des pays tiers), un march&eacute; commun (c&rsquo;est une union douani&egrave;re, compl&eacute;t&eacute;e par la libre circulation des facteurs de production (hommes, capitaux)), une union &eacute;conomique (march&eacute; commun accompagn&eacute; d&rsquo;une harmonisation des politiques &eacute;conomiques et financi&egrave;res) et une union mon&eacute;taire (union &eacute;conomique dans laquelle des parit&eacute;s fixes ont &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;es dans les pays de l&rsquo;UE)<br />
Les &eacute;changes au sein de l&rsquo;Union europ&eacute;enne <br />
L&rsquo;Europe &eacute;change principalement des produits manufactur&eacute;s : voitures haut de gamme, produits agroalimentaires comme le vin et le fromage ou services financiers, r&eacute;put&eacute;s dans le monde entier. Un atout qui permet une concurrence accrue avec l&rsquo;Am&eacute;rique du Nord, et de plus en plus avec l&rsquo;Asie. Contrairement aux Etats-Unis, les &eacute;conomies nationales qui composent l&rsquo;UE ne sont pas sp&eacute;cialis&eacute;es. On fait de tout dans chaque pays et il y a beaucoup de doublons, comme le vin en Italie autant qu&rsquo;en France et en Espagne <br />
En fait, chaque pays a quand m&ecirc;me son petit truc : l&rsquo;Allemagne fabrique des produits haut de gamme, elle poss&egrave;de une &eacute;tiquette de prestige aux quatre coins du monde, qui permet &agrave; l&rsquo;Allemagne d&rsquo;&ecirc;tre le premier exportateur mondial, loin devant la Chine. La France pr&eacute;f&egrave;re le vin et le luxe, mais son industrienucl&eacute;aire est r&eacute;put&eacute;e. Le Royaume-Uni est un pays moins industrieux, et pr&eacute;f&egrave;re la finance (Londres &eacute;tant la place financi&egrave;re num&eacute;ro un). Les pays scandinaves misent plut&ocirc;t sur la haute technologie. L&rsquo;Espagne attire les touristes du monde entier et les Pays-Bas ont l&rsquo;un des ports les plus importants du monde. Et puis les pays de l&rsquo;Est s&rsquo;int&egrave;grent de mieux en mieux dans l&rsquo;&eacute;conomie europ&eacute;enne et produisent &agrave; bas co&ucirc;ts dans l&rsquo;industrie traditionnelle. Les &eacute;changes entre les pays europ&eacute;ens sont donc tr&egrave;s intenses. L&rsquo;abolition des fronti&egrave;res au sein de l&rsquo;espace Schengen, permet &eacute;galement d&rsquo;encourager cette tendance.<br />
Une analyse des flux commerciaux au sein de l&rsquo;Union europ&eacute;enne permet d&rsquo;identifier cinq grandes zones caract&eacute;ris&eacute;es par un fort degr&eacute; d&rsquo;int&eacute;gration : Europe du Nord-Ouest, mer Baltique, M&eacute;diterran&eacute;e occidentale, Europe centrale, Balkans orientaux. <br />
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   * L&rsquo;Europe du Nord-Ouest<br />
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Les pays du Nord-Ouest forment un premier ensemble, regroupant la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, l&rsquo;Irlande, la France, l&rsquo;Allemagne et la Suisse.<br />
41% du commerce bilat&eacute;ral enregistr&eacute; au sein de l&rsquo;Europe, s&rsquo;effectue dans cette zone. Et, chaque pays a pour principaux partenaires commerciaux, les six autres. En particulier, la Belgique et le Luxembourg figurent pour tous les autres pays de la zone parmi les trois principaux partenaires commerciaux. L&rsquo;Allemagne, La France et le Royaume-Uni sont &eacute;galement tr&egrave;s pr&eacute;sents dans la zone, et comptent chacun parmi les cinq premiers partenairescommerciaux des autres pays. La France est en particulier le premier partenaire de l&rsquo;Allemagne, avec laquelle le montant de ses &eacute;changes s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve &agrave; 4,38 % de leur PIB moyen, et elle occupe la deuxi&egrave;me place en ce qui concerne la Belgique et le Luxembourg (5,45 % de leur PIB moyen). Enfin, le Royaume-Uni arrive en t&ecirc;te dans son commerce avec l&rsquo;Irlande (3,90 %), en troisi&egrave;me position en ce qui concerne les Pays-Bas (3,71 %), en quatri&egrave;me pour la Belgique et le Luxembourg (3,64 %) et en cinqui&egrave;me pour la France (3,25 %) et l&rsquo;Allemagne (3,48 %).<br />
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   * 	Les pays Baltes<br />
Une deuxi&egrave;me zone d&rsquo;&eacute;changes intensifs est constitu&eacute;e par les trois Pays baltes, ainsi que par la Norv&egrave;ge, la Su&egrave;de, la Finlande, le Danemark et l&rsquo;Islande. La Su&egrave;de est particuli&egrave;rement int&eacute;gr&eacute;e dans cette zone, puisque, &agrave; l&rsquo;exception de la Lituanie, elle figure chaque fois parmi les cinq premiers partenaires commerciaux des pays qui en font partie. Elle est de loin le premier partenaire du Danemark, de la Finlande et de la Norv&egrave;ge. <br />
La Norv&egrave;ge et le Danemark sont &eacute;galement tr&egrave;s actifs dans cette zone. Ainsi, la Norv&egrave;ge est le principal pays avec lequel commerce la Su&egrave;de (4,62 % de la moyenne de leurs deux PIB), et elle est au deuxi&egrave;me rang en ce qui concerne le Danemark et l&rsquo;Islande, et au troisi&egrave;me dans le cas de la Finlande. Le Danemark est, quant &agrave; lui, le premier partenaire de l&rsquo;Islande (0,68 % de leur PIB moyen), le deuxi&egrave;me de la Norv&egrave;ge (2,62 %) et de la Su&egrave;de (4,31 %), le quatri&egrave;me de la Lituanie et de laFinlande, et le cinqui&egrave;me de la Lettonie.<br />
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   * M&eacute;diterran&eacute;e occidentale<br />
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Une troisi&egrave;me zone regroupe l&rsquo;Espagne, le Portugal, l&rsquo;Italie ainsi que la France. L&rsquo;Espagne est le premier partenaire du Portugal, les deux pays &eacute;changeant l&rsquo;&eacute;quivalent de 3,50 % de leur PIB moyen, tandis que le Portugal est le deuxi&egrave;me partenaire de l&rsquo;Espagne. L&rsquo;Italie et l&rsquo;Espagne, dont le commerce bilat&eacute;ral s&rsquo;&eacute;l&egrave;ve &agrave; 2,64 % de leur PIB moyen, sont l&rsquo;un pour l&rsquo;autre le troisi&egrave;me partenaire commercial. La France se trouve dans une situation particuli&egrave;re puisque sa pr&eacute;sence se justifie tout en autant dans cette zone que dans celle de l&rsquo;Europe du Nord-Ouest. Ici, elle est, en effet, le premier partenaire de l&rsquo;Espagne et de l&rsquo;Italie, deux pays qui occupent eux-m&ecirc;mes la troisi&egrave;me et la quatri&egrave;me place dans son commerce avec des indicateurs d&rsquo;intensit&eacute; sup&eacute;rieurs &agrave; 4 %. Comme dans d&rsquo;autres domaines, la France confirme donc sa position importante entre le nord et le sud de l&rsquo;Europe. <br />
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   * L&rsquo;Europe centrale<br />
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La quatri&egrave;me zone comprend la R&eacute;publique tch&egrave;que, la Slovaquie, la Pologne, la Hongrie, la Slov&eacute;nie, et l&rsquo;Autriche. La R&eacute;publique tch&egrave;que joue un r&ocirc;le important dans cette zone, et notamment en Slovaquie et en Pologne, o&ugrave; elle figure au premier rang des partenaires commerciaux, avec des &eacute;changes &eacute;quivalant respectivement &agrave; 11,03 % et &agrave; 2,39 % de la moyenne de son PIB et de ceux de ces deux pays. Elle est le deuxi&egrave;me partenaire de la Slov&eacute;nie (1,09 %) et le troisi&egrave;me de la Hongrie (2,07 %) et de l&rsquo;Autriche(1,93 %). L&rsquo;Autriche est &eacute;galement un acteur commercial important dans la zone. Elle occupe la premi&egrave;re place parmi les clients-fournisseurs de la Hongrie (2,62 %), la troisi&egrave;me pour ceux de la Slov&eacute;nie (1,09 %) et la quatri&egrave;me dans les cas de la R&eacute;publique tch&egrave;que et de la Slovaquie. Cette derni&egrave;re est le premier partenaire de la R&eacute;publique tch&egrave;que, le deuxi&egrave;me de la Hongrie (2,36 %), et le quatri&egrave;me de la Pologne et de la Slov&eacute;nie. La Hongrie se situe au premier rang en Slov&eacute;nie (1,28 %), au deuxi&egrave;me en Autriche et en Slovaquie, le troisi&egrave;me en R&eacute;publique tch&egrave;que et en Pologne. Celle-ci est &eacute;galement pr&eacute;sente en R&eacute;publique tch&egrave;que, dont elle est le deuxi&egrave;me partenaire, et en Slovaquie, o&ugrave; elle se trouve en troisi&egrave;me position. Enfin la Slov&eacute;nie, bien que tr&egrave;s int&eacute;gr&eacute;e dans cet ensemble, occupe une place plus relative parmi les partenaires commerciaux des autres pays de la zone, compte tenu de la plus faible ouverture de son &eacute;conomie. Elle est le cinqui&egrave;me partenaire de la Slovaquie, avec laquelle elle &eacute;change l&rsquo;&eacute;quivalent de 0,95 % de leur PIB moyen.<br />
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Balkans orientaux<br />
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Le cinqui&egrave;me sous-ensemble compte la Gr&egrave;ce, la Bulgarie et la Roumanie. Cette zone est relativement moins ouverte que les quatre autres : les &eacute;changes de ces pays repr&eacute;sentent en effet rarement plus de 1% de la moyenne de leur PIB et de ceux de leurs partenaires. La Bulgarie exerce dans cette zone une influence notable, puisqu&rsquo;elle est le premier partenaire commercial de la Gr&egrave;ce (1,07 % de leur PIB moyen) etle deuxi&egrave;me de la Roumanie (0,80 %). La Gr&egrave;ce se situe au premier rang en Bulgarie et au quatri&egrave;me en Roumanie (0,48 %). La Roumanie, enfin, occupe la deuxi&egrave;me place en Bulgarie et la cinqui&egrave;me en Gr&egrave;ce.<br />
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Les cons&eacute;quences &eacute;conomiques des &eacute;changes commerciaux entre les pays Europ&eacute;en <br />
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Les &eacute;changes commerciaux entre les pays de l&rsquo;Europe ont favoris&eacute; la croissance &eacute;conomique et ont cr&eacute;e un dynamisme &eacute;conomique : avec La suppression des droits de douane et des barri&egrave;res non tarifaires les entreprises se retrouvent sur un vaste march&eacute; potentiel avec des d&eacute;bouch&eacute;s accrus.<br />
L&rsquo;augmentation de la taille du march&eacute; entra&icirc;ne g&eacute;n&eacute;ralement une augmentation de la taille des entreprises qui r&eacute;alisent ainsi des &eacute;conomies d&rsquo;&eacute;chelle et donc une r&eacute;duction de leurs diff&eacute;rents co&ucirc;ts. Par cons&eacute;quent la baisse des co&ucirc;ts entra&icirc;ne celle des prix. <br />
De plus, L&rsquo;&eacute;largissement du march&eacute; et la suppression des barri&egrave;res douani&egrave;res impliquent une augmentation de la concurrence qui incite &eacute;galement les entreprises &agrave; rechercher une plus grande comp&eacute;titivit&eacute; prix par la baisse des prix et hors prix par l&rsquo;innovation. Par le biais de la baisse des prix, les entreprises europ&eacute;ennes peuvent conqu&eacute;rir de nouvelles parts de march&eacute;. La baisse des prix permet en outre une augmentation du revenu r&eacute;el des agents ce qui d&eacute;bouche sur une stimulation de la demande de consommation des m&eacute;nages europ&eacute;ens. Face &agrave; l&rsquo;augmentation de la demande les entreprises vont cr&eacute;er de nouveau  emploi et accro&icirc;tre leurs investissements.<br />
Deplus, La libre circulation des facteurs de production permet une meilleure allocation des ressources. Cela permet aux entreprises d&rsquo;accro&icirc;tre leur rentabilit&eacute; &eacute;conomique, ce qui peut &eacute;galement favoriser l&rsquo;investissement.<br />
Le march&eacute; unique renforce &eacute;galement leurs possibilit&eacute;s de coop&eacute;ration notamment en mati&egrave;re de recherche d&eacute;veloppement, en effet on observe une stimulation des activit&eacute;s de recherche, d'innovation.<br />
Du c&ocirc;t&eacute; des consommateurs, la concurrence accrue entre les entreprises de l&rsquo;union europ&eacute;enne est b&eacute;n&eacute;fique en termes de choix, de prix, de qualit&eacute; donc de bien &ecirc;tre.<br />
L&rsquo;instauration d&rsquo;une monnaie unique au sein de l&rsquo;union europ&eacute;enne est &eacute;galement un facteur de croissance &eacute;conomique.<br />
En effet, L&rsquo;adoption de l&rsquo;euro comme monnaie unique supprime les risques li&eacute;s aux variations des taux de change. La suppression des op&eacute;rations de change dans la zone euro et des co&ucirc;ts li&eacute;s &agrave; ces op&eacute;rations permet de r&eacute;duire les co&ucirc;ts de transaction et par cons&eacute;quent les prix. <br />
Les prix des produits &eacute;tant exprim&eacute;s dans une m&ecirc;me unit&eacute; mon&eacute;taire, la comparaison des prix est facilit&eacute;e. Cette lisibilit&eacute; des prix am&eacute;liore la concurrence qui contribue &agrave; la comp&eacute;titivit&eacute;, source d&rsquo;augmentation de la production. Enfin, La mise en place de l&rsquo;euro peut attirer les placements financiers et les IDE.<br />
<br />
Le march&eacute; unique europ&eacute;en est &eacute;galement une r&eacute;ponse &agrave; la mondialisation.<br />
En effet, il a permis l&rsquo;am&eacute;lioration de la comp&eacute;titivit&eacute; permet au pays europ&eacute;en de mieux r&eacute;sister &agrave; la concurrence internationaleaccrue du fait de la mondialisation.<br />
Face &agrave; l&rsquo;instabilit&eacute; mon&eacute;taire li&eacute;e aux changes flottants, la coop&eacute;ration mon&eacute;taire de l&rsquo;Union europ&eacute;enne puis l&rsquo;union mon&eacute;taire ont permis d&rsquo;&eacute;tablir une zone de stabilit&eacute; mon&eacute;taire.<br />
L&rsquo;Europe contribue &eacute;galement &agrave; la mondialisation. Les &eacute;changes entre pays de l&rsquo;Union europ&eacute;enne, c'est-&agrave;-dire les &eacute;changes intra-communautaires, ont fortement augment&eacute;. La croissance de ces &eacute;changes entre pays de l&rsquo;Union europ&eacute;enne ne s&rsquo;est pas faite au d&eacute;triment des &eacute;changes avec les pays tiers puisque au contraire les &eacute;changes ont augment&eacute;. <br />
<br />
En revanche, l&rsquo;instauration du march&eacute; unique europ&eacute;en a &eacute;galement entrain&eacute; des effets pervers.<br />
En effet, les entreprises les plus vuln&eacute;rables subissent une concurrence accrue et ne peuvent lutter, ce qui entraine une perte de rentabilit&eacute; et une menace de leur p&eacute;rennit&eacute;.<br />
On assiste &eacute;galement &agrave; la restructuration du syst&egrave;me productif des entreprises europ&eacute;ennes avec par exemple la fermeture de sites, la r&eacute;organisation d&rsquo;activit&eacute;s, la d&eacute;localisation au sein de l&rsquo;Union et donc la destruction d&rsquo;emploi pour certains pays. <br />
Le march&eacute; unique europ&eacute;en a &eacute;galement  favoris&eacute; l&rsquo;accroissement des interd&eacute;pendances entre les &eacute;conomies des pays&nbsp;membres et en corollaire la perte d'ind&eacute;pendance en mati&egrave;re de politique fiscale, budg&eacute;taire, sociale, &eacute;conomique, mon&eacute;taire.<br />
<br />
Conclusion<br />
<br />
Les &eacute;largissements de l&rsquo;Union europ&eacute;enne prouvent la dynamique de l&rsquo;int&eacute;gration r&eacute;gionale et sont la manifestation de son succ&egrave;s &eacute;conomique
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