Thème : Ecrivez une histoire sanglante. Cette histoire doit se passer dans la stéréopole la nuit d'Halloween. La route était bien sombre, les lampadaires étaient éteints. C'était à se demander si tout ce cadre n'avait pas été dessiner pour cette nuit du 31 Octobre. Le bar dans lequel j'avais l'habitude d'aller était fermé. Miséricorde. Je n'aurais pas ma dose de whisky, mon oxygène. Tant pis, me voilà, marchant dans les rues de la ville. Cette ville ne ressemblait plus à ce qu'elle était les autres jours. Cet atmosphère pesant me faisait du bien. Aucun pol à l'horizon et tant mieux. Je n'aimais pas être entouré. Les gens m'inquiétaient plus qu'autre chose. Les gens me faisaient sortir de mes gongs. J'étais un homme calme, simple et doux, tant que j'avais ma dose de solitude. Un peu d'étouffement et je devenais un homme froid, de marbre. J'admirais de part et d'autres chaque recoin de la ville, cette grande mairie toujours si bien éclairée était elle aussi plongée dans la plus grande obscurité. Tout ça devenait si étrange, j'en sentais une sensation de grandeur naître en moi. J'avais l'impression que la ville m'appartenait. L'obscurité était en train de s'emparer de tout mon être. Je me sentais plus libre que jamais. J'entendis d'un coup du bruit, un petit groupe d'enfant criant quelques rues aux loin. Ce qui me fit revenir à moi. Je regardais l'architecture des bâtiments, profitant pour photographier ce que je pouvais avec mes quelques minutes de batteries restantes sur mon appareil photo. J'avais cette fâcheuse tendance d'oublier de le recharger. Les bruits effacés, je commençais à me replonger dans ce demi envoûtement que me procurait l'obscurité. Je n'avais jamais ressenti ça. Je devenais fou sans m'en rendre compte. Mais je le devenais. Je marchais le long de la rue, le corps automatisé. Je regardais les lumières à l'intérieur des maisons en sentant de l'animosité grandir en moi. Je sonnais aux portes espérant que quelqu'un ouvre. Les quelques fois où c'était le cas. Je revenais à moi, sans savoir réellement ce que j'avais fais. La seule phrase qui me venait en tête était alors « Des bonbons ou un sort ». Les gens me trouvaient sans doute étrange de ne pas être déguisé et de demander des bonbons comme un gamin de 8 ans alors que je venais d'en avoir 23. Après tout, je m'en fichais. Je ne connaissais pas grand monde. Je n'aimais pas sortir si ce n'était pour les petites emplettes habituelles et mon verre du soir. Ce verre avait l'air de me manquer ce soir. Je ne me sentais pas comme les autres jours. C'était sans doute à cause de ça. Une maison pleine de lumière et de décoration d'Halloween faisait face à moi. Je me sentis ébloui comme l'aurait été un vampire en voyant les rayons du soleil au petit matin. Je persistai pourtant, avançant sur elle comme si il y avait une attirance provoqué. Je ne sonnai pas. Je me permis de pousser la porte directement. Après tout, il y aura bien des gens éveillés dans cet grande demeure. Les villas stéréopoliennes avaient toujours été de grandes maisons impressionnantes. Mais celle ci l'était d'autant plus dans ce contexte. Un homme déguisé vint vers moi me demander ce que je faisais ici. Je ne lui répondis pas, avançant tout droit dans le couloir, tournant sur moi même pour regarder les mûrs. Cet homme menaça d'appeler la police. Je lui souris poliment avant de m'introduire dans une nouvelle pièce. Je contemplai les mûrs. L'homme ne disait plus rien. J'étais dans une pièce qui ressemblait à un atelier. Des haches étaient déposées de toute part sur une grande table. Des bocaux vides étaient installés partout sur des étagères. A quoi pouvait bien servir tout ça. Je regardais cette pièce, me sentant animé par la folie qui ne cessait de s'introduire en moi. L'homme m'attrapa par le col pour me mettre en dehors de chez lui. Je réalisai à cet instant là que je venais de me retrouver dans l'atelier du boucher et qu'il avait été bien sympathique de ne pas appeler les supercop. J'avais un casier judiciaire vierge et je tenais bien à ce qu'il y reste. C'est la dernière chose bien lucide dont je réussi à me rappeler de cette soirée. Sans compter le réveil qui m'attendait au lendemain. Un réveil dans une marre de sang. Une mare de sang qu'était devenu mon lit. Je tournai la tête à ma droite pour voir ma femme. Elle était décapitée de toute part. Son visage avait été dénué de toute la peau, ne laissant apparaître que sa chair, ses yeux avaient été pointé à l'aide d'un couteau. Ce même couteau était au sol près de la porte. J'en eu envie de vomir. Pas l'envie de pleurer non. Juste celle de vomir. Je ne compris pas très bien alors ce qui se passait. Je me levai pour aller voir les bébés qui dormaient dans leur chambre. La scène était la même que la précédente. Tous les enfants tués de la même manière. Le sang dégoulinait de mes vêtements. Des traces étaient présentes même dans les escaliers que je n'avais pas encore emprunter. Je me décidai à les descendre. En regardant par la fenêtre, c'était le même cirque, du sang étalé sur le sol narguait mon esprit. J'avais la sensation d'être dans un mauvais rêve, que l'on me donnerai une claque et que je me réveillerai. Mais cela n'arrivait pas et ce que je voyais faisais naître en moi la peur d'avoir tout perdu. J'allumai la télé, quelques journalistes étaient en train de parler. Parler du meurtrier d'Halloween qui avait causé la perte d'un quart de la population stéréopolienne dans mon quartier et les quartiers avoisinant. Entendant ces informations qui trottaient dans ma tête, j'attrapai mon appareil photo pour y regarder les photos. Il y avait bien du sang qui giclait sur certaines. Mais rien de visible pouvait élucider ce mystère. C'est alors que j'entendis qu' il n'y avait visiblement aucun survivant sur les lieux. je compris que j'étais devenu un assassin. Que l'obscurité était un point faible et que la solitude n'était rien d'autre que meneur de ma folie. J'étais face à mon destin, les larmes coulèrent de mes joues. J'avais tué, j'avais ensanglanté un quart de la ville en l'espace d'une nuit. Tué ma propre famille. J'étais devenu un monstre. Il n'était plus possible pour moi de vivre ainsi sans assumé mes actes. La nuit du 31 Octobre peut-être la nuit la plus meurtrière et pour l'âme, et pour l'esprit.